Exposition prolongée jusqu’au 2 novembre au Musée des Arts Décoratifs à Paris !

Je ne suis pas fashionista, tout le monde le sait, même si je cultive un certain style personnel et que je fais attention à la mode quand même. Mais j’ai deux idoles absolues, au pied desquelles je me jette volontiers : Yohji Yamamoto et Dries Van Noten. Une exposition retrace l’oeuvre de ce dernier, en montrant ce qui l’a inspiré : d’autres créateurs de mode, des peintres ou sculpteurs, des cinéastes, des musiciens…

D’habitude, j’utilise facilement mon lexique étendu et manie les superlatifs avec subtilité. Là, tout ce que j’ai envie de dire en revenant de cette expo est dans le style de : Waouh rolala trooooop bien ! La classe de la mort qui tuuuuue, j’ai kifé à donfffffff !!!!!!!!!

Ouf, maintenant que c’est sorti, je peux m’appliquer à vous faire comprendre toute la richesse de cette rétrospective flamboyante, classée par thème selon les collections : punk, jardins et sport, camouflage, Francis Bacon, l’or, l’orientalisme (Chine, Japon), l’Inde et Bollywood, Flower Power, Folklore et Mexico, les plumes et hommage à Zizi Jeanmaire, un travail moderne pour revisiter des classiques de Schiaparelli, Dior, Poiret, Balenciaga dont les modèles originaux sont également exposés… De la couleur, des matières chatoyantes, fluides, aériennes même, des vêtements qui dansent dans une vidéo au ralenti où les mannequins se croisent, se frôlent, hommes et femmes dans des tenues chamarrées. Tenues de ville, de soirée, de sport, élégance du Duc et de la Duchesse de Windsor, snobisme de Marcel Proust dont le portrait figure dans la figure consacrée à ce thème… Toute une oeuvre se déploie devant nos yeux éblouis.

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Un style graphique ici, plutôt sage, mais voici un autre exemple :
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Et dans les collections masculines, ça donne ça :
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Pour finir, donnons-lui la parole :
« La première chose – et pour moi l’essentiel – est que l’on ressente combien la mode peut être belle et qu’elle n’est pas uniquement une affaire de vêtements chers et bien faits. La mode est extrêmement riche, c’est une activité extraordinaire parce que l’on peut se nourrir sur le plan créatif auprès de multiples sources d’inspiration, exactement comme un colibri se nourrit d’une multitude de fleurs. J’aime mon métier, c’est cet amour de la mode que je souhaite transmettre. J’ai envie de partager mon amour des étoffes, des savoir-faire de ceux qui travaillent dans l’ombre à leur création, aux impressions, au tissage, de ceux qui brodent, qui composent des patchworks, montent des épaules, taillent des biais et élaborent des motifs. Pouvoir bénéficier, aujourd’hui au XXIème siècle, de ces savoir-faire splendides est fantastique. »